Portrait publié le 20 avril 2017

Bastien Vernier, apprendre en faisant

Bastien Vernier
Bastien Vernier, l'une des chevilles ouvrières du FabLab LaBBoite
« J’ai grandi ici, je travaille ici à Cergy-Pontoise et demain je voudrais continuer à participer à cette aventure urbaine commencée il y a maintenant 50 ans ». Voilà qui révèle l’attachement de Bastien Vernier à son territoire. Enfant de la ville nouvelle, il est né à Pontoise, a été collégien à Stanislas, lycéen à Kastler, animateur en centre de loisirs et étudiant en histoire-géographie à l’Université de Cergy-Pontoise. « Si à la base j’avais envie d’archéologie - rapport à Indiana Jones – ma sensibilité à la question urbaine a pris l’ascendant et j’ai saisi que ce sont les villes qui donnent sens à la fois à l’histoire, à la géographie, à l’architecture… »

Voyageur infatigable

Et pour mieux comprendre les villes, Bastien se met à voir du pays, dès la licence. « J’ai bénéficié du programme d’échanges internationaux Erasmus et suis parti à Salamanque en Espagne, où j’ai compris ce que pouvait être une ville-campus ». Il s’offre une année sabbatique après son master à l’Institut d’urbanisme d’Aix-en-Provence et ses pas le portent à Edimbourg puis en Amérique du sud, à chaque fois pour des séjours de plusieurs mois.

Un regard d’urbaniste

De retour, Bastien Vernier anime à partir de 2015 des ateliers d’urbanisme. Il y est bien sûr question de son territoire. « D’un point de vue urbain, on trouve à Cergy-Pontoise toute la palette des formes, du hameau au pavillonnaire résidentiel moderne en passant par le grand ensemble, l’architecture de dalle, le bourg ancien. L’habitant peut trouver chaussure à son pied ». Mais il travaille aussi toujours sur la notion de ville-campus et entre en contact avec la avec la communauté d’université et d’établissement (COMUE) Paris-Seine.

L’aventure du fablab

Il se voit ainsi confier une mission de suivi du projet de campus international à Cergy-Pontoise et de co-pilotage d’un projet de FabLab. En 2016, Bastien Vernier réunit des groupes de travail pluridisciplinaires afin d’affiner un projet en phase avec les attentes des étudiants, des enseignants mais également des habitants. C’est que les FabLabs qu’il qualifie de « seconde génération » sont devenus des lieux ancrés dans leur quartier et qui servent aussi aux projets d’habitants. C’est bien cette orientation qu’a prise LaBBoite, le FabLab de Cergy-Pontoise qui s'apprète à ouvrir ses portes dans le Grand Centre, face au parc François Mitterrand. « Un lieu, pour développer des projets, des machines pour les réaliser et une communauté pour s’enrichir et s’aider » résume son concepteur.

Un rôle de facilitateur

Dans quelques jours, Bastien Vernier en gérera le fonctionnement, se définissant plutôt comme « facilitateur » des projets du public. Il travaillera en binôme avec Karen Rognin qui vient, comme lui, de suivre une formation technique au FacLab de l’Université de Cergy-Pontoise à Gennevilliers, un des premiers FabLabs à avoir vu le jour en France. Les deux managers y ont acquis les compétences nécessaires à l’accompagnement des projets et à la maîtrise des matériels. Mais Bastien, en bon urbaniste, ne met pas la technologie au premier plan. « L’important ce sera l’intelligence collective, le fait de faire ensemble. Et n’oublions pas que la devise des FabLabs est apprendre en faisant ».
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