Portrait publié le 1 mars 2018

Ninon Guillon-Romarin, 4 mètres 72

Ninon Guillon-Romarin
Ninon Guillon-Romarin à l'entraînement en stade couvert le 20 février.

Quel est votre parcours sportif avant l’EACPA ?

Je suis née en 1995. J’ai commencé toute petite par la gymnastique, puis l’athlétisme en CM2 et découvert le saut à la perche dès l’époque de la 5ème. Au sein de mon club à Bourges, je suis passée 100% à la perche à partir de 16 ans. J'ai sauté à 3 mètres 71 lors de ma première participation aux championnats de France cadette. J’ai continué, je me suis fait plaisir : 4 mètres 07 l’année suivante, 4 mètres 12 ensuite… Dans le même temps j'ai été lycéenne, j'ai passé mon Bac S et me suis inscrite ensuite en licence STAPS à Clermont-Ferrand. De là, j’ai poursuivi dans la discipline et continué à progresser, battant chaque année mon record : 4m15 en 2013, 4m20 en 2014, 4m35 en 2015, 4m40 en 2016. Dans le même temps j’ai continué les études jusqu’au master 1, obtenu l’an dernier. C’est à ce moment que je suis arrivée au club de Cergy-Pontoise, où je connaissais des membres de la famille Chapelle et où j’ai été tout de suite très soutenue.

A peine arrivée à Cergy-Pontoise, ça décolle fort !

C’est vrai que mes « perfs » sont tombées après mon arrivée en mai 2017. Et j’en ai été surprise. Avant l’été 2017, je sautais à 4 mètres 40. Mais le même jour, en compétition à Pierre Bénite, je franchis pour la première fois les 4 mètres 50, et ensuite les 4 mètres 60 ! Soit 20 centimètres de mieux en un jour plus un billet pour les championnats du monde ! En janvier à Orléans, j’ai sauté à 4 mètres 71, égalant le record de France. En février, j'ai décroché le titre national fémininpuis je l’ai le record de France avec un saut à 4 mètres 72. Début mars, enfin, j'ai fini 10ème des championnats du monde à Birmingham.

Le sport de haut niveau vous demande-t-il beaucoup de sacrifices ?

Jusque récemment j’ai toujours mené de front le sport et les études. Bien que fille de deux profs d’EPS, je me suis décidée à devenir professeur des écoles car j’aime bien enseigner aux « petits ». Il me faudra passer le concours pour devenir professeur, mais pas tout de suite. Dans l’immédiat, je donne priorité à la perche et je vis cela à fond, avec des entraînements deux fois par semaine. Bien sûr, je vise les championnats d’Europe de l’été prochain et je pense aux JO de 2020 mais sans trop de pression. Au club, on travaille pour progresser plus que pour obtenir tels résultats à tel championnat. C'est un super état esprit qu'insufflent nos entraîneurs. On travaille dans un contexte sain, positif et sécure, qui amène la performance. Il faut ajouter qu’avec Axel Chapelle, j’entraîne les jeunes du club. Des moments qui ne tournent pas autour de ma préparation, mais leur sont entièrement destinés. Cela m’apporte beaucoup. C'est un vrai facteur d’équilibre personnel. Et puis c’est aussi une façon de rendre ce qu’on m’a donné.

Pour plus d'info sur l'Entente Agglomération Cergy-Pontoise Athlétisme (EACPA), rendez-vous sur eacpa.athlé.com

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