Portrait publié le 20 février 2019

Thibaut Capitaine, « Capi » à l’offensive

Thibaut Capitaine

Encouragez les enfants, il en restera toujours quelque chose. La preuve, c’est ainsi que Thibaut Capitaine a trouvé sa voie sportive. En remportant à 6 ans, en tant que plus jeune participant, les 24 heures de nage de Conflans-Sainte-Honorine. « Dès l’année suivante ma mère m’a inscrit au club de Conflans, où nous vivions ». Thibaut commence alors la natation et le waterpolo…

Premiers podiums internationaux

Le talent du jeune homme se révèle dès 13 ans avec une belle performance aux 50 mètres et décolle l’année de ses 15 ans : le voici triple champion de France minimes sur 50, 100 et 200 m brasse et recordman de France sur 50 m. « C’est le moment où j’ai rejoint Cergy-Pontoise Natation et Nicolas Rousseau est devenu mon coach ». S’ensuit la période pendant laquelle Thibaut va décrocher ses premiers podiums internationaux. « Pour ma première année au club de Cergy-Pontoise, je me suis qualifié en équipe de France pour la coupe Méditerranée. La troisième a super bien marché avec le titre de vice-champion d’Europe Junior et à la cinquième j’étais qualifié en championnat d’Europe toutes catégories ».

30 heures d'entrainement par semaine

Thibaut, qui est devenu lycéen, s’inscrit pour la Première au lycée Kästler, pour être plus proche de la piscine de Jouy-le-Moutier où il s’entraine alors. Raccourcir les distances est crucial car dès cette époque « tout est millimétré, il faut partir à l’heure précise, penser aux deux maillots, aux deux serviettes, aux en-cas… pour les journées de cours avec deux entrainements, c’était du 6h / 21h et le rythme de vie de ma mère était presque aussi impacté que le mien ». Bac en poche, en 2011, il commence une licence d’Economie-Gestion à la fac de Cergy-Pontoise mais les contraintes de timing se tendent de plus en plus. « En haut niveau masculin, c’est 30 heures de natation par semaine, trop difficile à concilier avec les plannings mouvants de l’Université. Mes amis s’apprêtaient à choisir entre le sport ou les études, ou bien encore aller aux Etats-Unis où le système est plus adapté. Et comme ne pas faire d’études n’était pas une option pour moi… »

Thibaut Capitaine

La spécialité de Thibaud Capitaine : la brasse ! © CACP

Parenthèse américaine

Thibaud Capitaine part ainsi en 2013 aux Etats-Unis parfaire son entraînement et accomplir ses études. « J’ai été séduit par l’université d’Etat d’Arizona, notamment son équipe féminine qui marchait bien ». Il y est entraîné par Bob Bowman, coach de Michael Phelps, le sportif le plus titré de l’histoire des Jo avec 18 médailles d’or. S’ensuivent quatre années de progression continue qui l’emmènent au seuil de la qualification pour les JO de 2016, que Thibaut ne rate que de 35/100è pour le 100m brasse. Il rentre en France en 2018, diplômé de l’Arizona State University avec un Bachelor et un Master en logistique. Et fort d’une expérience professionnelle de Business Analyst, car Thibaut a renoué avec des journées commencées à 4 heures et terminées à 20, où l’entraînement succède au travail et aux heures de cours.

Des records pour le retour en France

Au Cergy-Pontoise Natation, ses chronos sont maintenant toujours plus calés vers le haut. En novembre il remporte le 200 m brasse des championnats de France petit bain en 2’4’’93 (2ème meilleure performance française de tous les temps) et se qualifie en équipe de France pour les championnats du monde. « Seulement trois semaines plus tard, à Hangzhou, j’atteins le 27’28’’ au 50m brasse, nouveau record personnel. C’est une bonne dynamique pour la suite ».

Objectif : JO de Tokyo 2020

A aujourd’hui 25 ans, « Capi » pour ses collègues des lignes d’eau garde les pieds sur terre et la tête dans les questions d’économie. « Je continue à être très connecté sur les informations financières, notamment les crypto monnaies que j’ai pratiquées, et histoire de me déconnecter de l’ambiance des piscines ». Mais pour les mois à venir c’est la natation qui prime. « J’avais prévu d’aller à l’Université de Toronto mais au vu des bons résultats à Cergy j’ai préféré ne pas modifier mon univers de préparation et rester ici. Car les Jeux Olympiques, c’est bien sûr un objectif depuis tout gamin. Je veux ne pas avoir de regrets et m’être donné toutes les chances ». Prochaines étapes, le championnat de France Elite 50 m en avril 2019 à Rennes, le championnat du monde Grand Bassin de juillet 2019 en Corée puis les qualifications des JO de Tokyo en avril 2020.

Son club, le Cergy-Pontoise Natation est l’un des cinq clubs labélisés du territoire. Il bénéficie à ce titre, outre le prêt des piscines, d’une subvention de la communauté d’agglomération.

 

 

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